Modifications à la Loi électorale – La Conférence régionale prend position.
  Émis le 12 mars 2010
  Par Conférence régional des élus de l'Abitibi-Témiscamingue

 Rouyn-Noranda, le 12 mars 2010 – La Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Abitibi-Témiscamingue a comparu hier, par visioconférence, devant les membres de la commission des institutions chargée d’étudier le projet de loi 78. Rappelons que ce dernier vise à modifier la Loi électorale et les dispositions relatives à la représentation électorale.



La Conférence régionale s’intéresse depuis 2004 aux questions liées à la réforme des institutions démocratiques ainsi qu’à celle de la Loi électorale. « Notre organisation a produit, depuis ce temps, plusieurs mémoires et avis sur ces sujets », a tenu à souligner le premier vice-président de l’organisme, M. Jean-Maurice Matte. « Nous sommes conscients que le projet de loi est une réponse aux populations des grands centres qui, sans égard à la représentation effective et encore moins à la notion de gestion du territoire, font la promotion de la représentation proportionnelle où chaque vote se répercute en un pourcentage de sièges à l’Assemblée nationale », a-t-il soutenu lors de sa présentation.



Le projet de loi 78 réserve un minimum de sièges aux régions du Québec, « ce qui constitue une façon bien rigide et assez simpliste d’assurer aux populations des régions périphériques une représentation à l’Assemblée nationale » d’ajouter M. Matte. La Conférence régionale dénonce ainsi le fait que le poids politique de ces dernières sera diminué par la création de circonscriptions électorales dans les régions fortement peuplées des grands centres. La Conférence régionale recommande donc d’introduire au principe de la représentation effective la question de la gestion du territoire et de lui accorder une valeur, « comme on accorde une valeur au nombre d’électeurs d’un territoire » de mentionner M. Matte. Cela permettrait de reconnaître que les élus, en plus de leur rôle d’ombudsman et de législateur, ont aussi une responsabilité à l’égard de la gestion et du développement du territoire et de ressources qui s’y retrouvent.



Le projet de loi tel que proposé devrait permettre à l’Assemblée nationale de croître sans limites. Déjà, à l’entrée en vigueur des modifications proposées, elle pourrait accueillir 140 députés. Cette multitude de représentants et de représentantes entraînerait des coûts et compliquerait les travaux. « Nous croyons que la démocratie sera mieux servie lorsque les députés seront reconnus pour leur double responsabilité à l’égard de la population et du territoire qu’elle occupe » de conclure M. Matte.



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Source : Lili Germain, agente de communication, 819 762-0774, poste 109.

Pour entrevue : Jean-Maurice Matte, premier vice-président, Conférence régionale des élus

de l’Abitibi-Témiscamingue.


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